Il y a des chevaux que tout le monde a abandonnés à leur sort. Des animaux étiquetés « difficiles », « imprévisibles », « dangereux ». Des chevaux qui ont peur de tout, qui ne laissent plus personne les approcher, qui semblent murés dans un monde intérieur que personne ne parvient à atteindre.
Et puis il y a des approches qui changent ça. Pas en forçant. Pas en conditionnant. En écoutant.
L’EMDR adapté aux chevaux, les soins sonores, la communication animale, les soins énergétiques, ces pratiques peuvent sembler étranges au premier abord. Elles appartiennent pourtant à un mouvement sérieux et croissant dans le monde du soin équin : celui qui reconnaît que le cheval est un être émotionnel, doté d’une mémoire, capable de traumatismes, et que ces dimensions méritent d’être prises en charge au même titre que le physique.
Voici ce que sont vraiment ces thérapies, comment elles fonctionnent, et dans quelles situations elles peuvent transformer la vie d’un cheval et de son propriétaire.
L’EMDR et le tapping adaptés aux chevaux : libérer ce que le corps a mémorisé
Une origine thérapeutique humaine
L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une technique thérapeutique développée à la fin des années 1980 pour traiter les traumatismes chez l’humain. Elle repose sur un principe simple mais puissant : certaines expériences difficiles restent « bloquées » dans le système nerveux, inaccessibles au traitement cognitif ordinaire et continuent d’influencer le comportement longtemps après que la situation traumatisante a pris fin.
Par des stimulations bilatérales, visuelles, auditives ou tactiles, l’EMDR aide le cerveau à « débloquer » ces mémoires et à les retraiter. Les résultats sur les humains sont documentés depuis des décennies, avec une efficacité particulièrement notable sur les états de stress post-traumatique.
Le tapping, quant à lui, est une technique de stimulation tactile par tapotements doux sur des points précis du corps, qui active le système nerveux de façon similaire.
Adaptées au cheval, ces techniques ouvrent des portes inattendues
Ce qui est fascinant, c’est que ces approches fonctionnent aussi, et parfois de façon spectaculaire, chez les chevaux. Un animal n’a pas besoin de comprendre intellectuellement ce qui se passe pour que son système nerveux réponde. La stimulation bilatérale douce, appliquée avec patience et dans un cadre sécurisé, permet au cheval de traverser et de relâcher des états émotionnels figés.
Les chevaux traumatisés, par une chute, une expérience de violence, un transport difficile, un changement brutal de propriétaire, portent souvent ces expériences dans leur corps pendant des années. Ils réagissent de façon disproportionnée à des stimuli apparemment anodins, parce que leur système nerveux est resté en état d’alerte. L’EMDR et le tapping offrent une voie pour interrompre ce cycle.
Quels chevaux peuvent en bénéficier ?
Ces techniques sont particulièrement indiquées pour les chevaux qui :
- Présentent des réactions de peur intense et disproportionnée
- Ont vécu un traumatisme identifié (accident, maltraitance, séparation brutale…)
- Sont hypersensibles au toucher sur certaines zones du corps
- Ont développé des comportements de défense (ruades, morsures, cabrades…) sans cause physique apparente
- Récupèrent difficilement après des situations de stress

Les soins sonores : quand le son devient un outil de soin
La physique du son au service du vivant
Le son n’est pas seulement ce que l’on entend. C’est une vibration qui traverse les corps, qui résonne dans les tissus, qui agit sur le système nerveux d’une façon que la science commence à mieux documenter. Les bols tibétains et les gongs produisent des sons riches en harmoniques, dont les fréquences ont un effet mesurable sur l’état physiologique des êtres vivants.
Chez l’humain, les soins sonores sont utilisés depuis des décennies pour réduire le stress, abaisser le cortisol, favoriser des états de relaxation profonde. Des études menées sur leur usage en contexte hospitalier montrent des effets réels sur la gestion de la douleur et l’anxiété.
Le cheval : un récepteur sonore d’exception
Le cheval est un animal particulièrement sensible aux vibrations. Son ouïe est bien plus développée que celle de l’humain et son corps entier perçoit les sons, y compris ceux que ses oreilles ne captent pas directement. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains chevaux réagissent si fortement aux bruits inattendus : leur système nerveux est câblé pour être à l’affût.
Cette sensibilité, qui peut être source de peur dans un environnement stressant, devient un atout dans le cadre des soins sonores. Le cheval entre dans un état de relaxation profonde, parfois en quelques minutes à peine. On observe un relâchement du port de tête, un ralentissement de la respiration, des bâillements, signes classiques de lâcher-prise chez l’équidé.
Les soins sonores par gongs et bols tibétains permettent ainsi d’apaiser le système nerveux, de favoriser le lâcher-prise et de renforcer l’harmonie intérieure. Ils sont particulièrement utiles pour les chevaux anxieux, les animaux en récupération et comme préparation à d’autres soins.
La communication animale : écouter ce que le cheval ne peut pas dire autrement
Une forme d’intelligence émotionnelle et intuitive
La communication animale est sans doute la pratique la plus difficile à appréhender rationnellement et pourtant l’une de celles qui génère les retours les plus forts de la part des propriétaires.
Elle repose sur la capacité à percevoir, de façon intuitive et énergétique, les messages, ressentis ou signaux subtils qu’un animal peut exprimer. Ce n’est pas de la magie, ni de la fiction. C’est une forme d’écoute profonde, qui mobilise des canaux de perception que la vie moderne nous a souvent appris à ignorer.
Une précision importante : la communication animale ne fonctionne pas comme une conversation entre humains. L’animal ne transmet pas de mots, de phrases, ni de concepts abstraits. Il communique à travers des impressions sensorielles, une image qui surgit, une odeur perçue sans source apparente, un goût dans la bouche, un son qui résonne intérieurement. C’est à travers ces sensations que le praticien reçoit et décode ce que le cheval cherche à transmettre pour son humain. Cette forme de langage est subtile, non linéaire et c’est précisément ce qui la rend si juste. Le cheval n’interprète pas, ne filtre pas, ne cherche pas à convaincre. Il partage ce qui est, tel que son corps et son être le vivent.
En pratique, une séance de communication animale peut permettre de mieux comprendre ce qui se passe pour un cheval : une douleur qu’il n’arrive pas à localiser, une peur liée à un souvenir précis, un besoin non exprimé, une difficulté relationnelle avec son propriétaire ou ses congénères.
Ce que ça change concrètement
Les propriétaires qui ont vécu une séance de communication animale décrivent souvent le même type d’expérience : des informations reçues qui font sens, des éléments qu’ils n’avaient pas mentionnés mais qui correspondent exactement à ce qu’ils observent, une compréhension nouvelle de comportements qui les déconcertaient.
Ce n’est pas une promesse de résoudre tous les problèmes. C’est un outil pour éclairer la relation et parfois, cette lumière change tout.

Les soins énergétiques et émotionnels : agir sur le corps subtil
Une approche qui complète le soin physique
Les soins énergétiques partent du principe que le corps physique n’est pas l’unique dimension de l’être vivant. Il existe également ce que différentes traditions appellent le corps énergétique, un champ vibratoire qui enveloppe et interpénètre le corps physique et qui peut être perturbé par des chocs émotionnels, des traumatismes, des états de stress prolongés.
Ces perturbations ne se lisent pas sur une radio. Elles se manifestent autrement : dans le comportement, dans les tensions chroniques, dans une forme de tristesse ou d’épuisement que le cheval exprime à sa façon.
Marie Coudry Maussion, hypnothérapeute et praticienne en soins énergétiques, propose aux Écuries de Lodbrok un accompagnement qui travaille spécifiquement sur cette dimension. Par des appositions des mains, un travail de rééquilibrage ou de libération des émotions, elle soutient le cheval dans un processus d’apaisement profond, de recentrage et de transformation.
Hypnothérapie équine dans le Puy-de-Dôme : une approche rare
L’hypnothérapie appliquée au cheval reste une pratique confidentielle en France. Elle consiste à induire chez l’animal un état de relaxation profonde, comparable à ce que l’on appelle état hypnotique chez l’humain, dans lequel le système nerveux est particulièrement réceptif au travail émotionnel et énergétique.
Dans cet état, le cheval lâche ses défenses habituelles. Il devient accessible à un niveau plus profond que dans la veille ordinaire. Ce qui était bloqué peut commencer à bouger.
Pour les propriétaires de chevaux dans le Puy-de-Dôme qui cherchent une hypnothérapeute ou une praticienne en soins énergétiques équins, les Écuries de Lodbrok à Mazayes constituent une adresse rare dans le département.
Ces thérapies ont-elles une base scientifique ?
C’est une question légitime et elle mérite une réponse honnête.
Certaines de ces pratiques, l’EMDR, l’acupuncture, l’ostéopathie, bénéficient d’un corpus scientifique solide, notamment sur les humains et d’une reconnaissance croissante en médecine vétérinaire. Les effets physiologiques des soins sonores sont de mieux en mieux documentés.
D’autres approches, communication animale, soins énergétiques, appartiennent à un registre plus expérientiel, où la mesure objective reste difficile mais où les témoignages des propriétaires sont constants et convergents.
Ce qui est certain, c’est que ces pratiques ne remplacent pas le diagnostic vétérinaire, ne prétendent pas guérir des pathologies organiques et s’inscrivent dans une démarche de complémentarité, pas de substitution. Leur force réside dans leur capacité à atteindre des dimensions que la médecine conventionnelle ne traite pas.
Et pour un cheval qui souffre sans qu’on parvienne à en identifier la cause, c’est parfois exactement là qu’il faut chercher.

À qui s’adressent ces soins ?
Ces thérapies peuvent bénéficier à un très large spectre de chevaux et de situations :
- Les chevaux avec un passé difficile ou traumatique
- Les animaux hypersensibles ou anxieux de façon chronique
- Les chevaux en période de transition (changement de propriétaire, déménagement, sevrage)
- Les chevaux en récupération après une blessure ou une opération
- Les animaux dont le comportement a changé sans explication physique identifiée
- Les chevaux de compétition soumis à des niveaux de stress élevés
- Tout cheval dont le propriétaire souhaite approfondir la relation et la compréhension mutuelle
Découvrir ces soins aux Écuries de Lodbrok
Les Écuries de Lodbrok à Mazayes, dans les Combrailles du Puy-de-Dôme, proposent l’ensemble de ces pratiques dans un cadre naturel préservé, propice à la détente et à l’ouverture.
Marie Coudry Maussion accompagne chaque cheval et chaque propriétaire avec une écoute et une sensibilité qui font la singularité du lieu. Elle prend le temps de comprendre la situation dans sa globalité avant de proposer une approche. Et elle sait que parfois, les plus grandes transformations commencent par un simple moment de silence partagé avec un cheval.
Vous êtes curieux ? Vous avez un cheval dont la situation vous préoccupe ? Contactez Marie pour en parler.


